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7 juin 2012 4 07 /06 /juin /2012 01:36

Les forêts de l’Est dévastées par les pilleurs de liège

LE PILLAGE DES RICHESSES NATURELLES, NOTAMMENT LE SABLE, LE CORAIL, LE LIÈGE ET AUTRES, FONT PERDRE À L’ALGÉRIE DES MILLIONS DE DOLLARS. NOTRE ENQUÊTE NOUS A EMMENÉ UN PEU PLUS LOIN POUR DÉVOILER CERTAINS AGISSEMENTS DE PERSONNES SANS FOI NI LOI QUI, POUR S’ENRICHIR, DÉTRUISENT NOTRE ENVIRONNEMENT AU VU ET AU SU DE TOUT LE MONDE.

Le chêne-liège est un arbre exclusivement méditerranéen et l’Algérie est classée troisième producteur mondial de liège après le Portugal et l’Espagne. D’après les récentes statistiques établies par le département du ministère de l’Agriculture et la Direction générale des forêts, notre pays dispose de plus de 400.000 hectares de chêne-liège pour une production annuelle de l’ordre de 300.000 quintaux de liège brut. La production moyenne de liège brut était, durant les années 2000, évaluée à 80.000 quintaux et en 2009 elle n’était que 51.000 quintaux seulement. La superficie actuelle occupée par le chêne-liège est de 230.000 hectares et, dans la région d’Annaba, la Conservation des forêts de la wilaya avait estimé la campagne de récolte du liège pour le ramassage et le stockage à plus de 1 200 quintaux. L’essentiel de la superficie de liège est localisé dans les communes de Berrahal, Seraïdi, Tréat, Oued El Aneb et Chetaïbi. Ainsi ,durant l’année 2009, 300 ha avaient fait l’objet d’un reboisement au titre d’un programme de réhabilitation des superficies forestières et de plantation d’arbustes de liège dans la cadre d’un programme prévoyant 450 ha. Or, on avait enregistré une importante diminution de la production dans certaines zones forestières où les exploitants sont en recul dans plusieurs zones comme Chehiba, entre Oued El Aneb et Aïn Berber, souligne-t-on. A ce sujet, il faut savoir que les exportations, notamment vers la France, l’Espagne et les Etats-Unis, de ce produit forestier qu’est le liège, l’un des plus rares produits hors hydrocarbures, rapporte à l’Algérie l’équivalent de 300 millions de dinars par an. Sa transformation dans quelques unités industrielles publiques basées à Jijel, Skikda et Béjaïa donne des bouchons, du polystyrène, du liège aggloméré et de la matière d’étanchéité. Sur le plan du marché mondial du liège, sa production est bien convoitée occupant une place stratégique. Certains spécialistes de la filière ont fait savoir que l’Algérie accuse un grand retard dans le développement de la chaîne de la transformation du produit brut. En 2009, la production mondiale avait atteint 340 000 tonnes, dont 81 % provenaient du Portugal, de l’Espagne et de la France et 19 % seulement de pays maghrébins, à savoir l’Algérie, le Maroc et la Tunisie. Le Maroc réalise en moyenne des recettes issues des exportations de ce produit de 15 millions de dollars et notre pays chiffre seulement 4 millions de dollars. Les 400.000 ha de chêne-liège que l’Algérie dispose sont situés principalement dans la région de Constantine, la Grande Kabylie et quelques milliers hectares dans le département du Centre. Les forêts de l’Est ravagées par la mafia du liège De sources crédibles proches de l’administration des forêts, dont la mission principale est la protection et la préservation du patrimoine national, la Nouvelle République apprend que la redoutable mafia du liège est particulièrement impliquée dans l’exportation illégale de cette matière et opère avec des alliances très influentes. Sachant que le liège algérien est de qualité supérieure, son exportation illicite vers les pays étrangers rapporte des sommes d’argent faramineuses. Certains habitants des régions montagneuses Edough ont affirmé avoir vu des camions chargés de liège, apparemment volé dans la région de Seraïdi à Annaba. D’après des sources fiables, les régions exploitées illégalement sont les wilayas de l’Est, notamment Annaba, plus précisément la zone forestière de Seraïdi, Oued El Aneb, Berrahal, Aïn Berber et Chetaïbi et aussi les wilayas de Jijel et Souk Ahras. On y trouve d’importantes zones montagneuses riches en liège et où les réseaux maffieux opèrent clandestinement pour piller cette matière très recherchée avec la complicité de leurs protecteurs «concessionnaires» qui parviennent facilement à faire passer le liège par la frontière algéro-tunisienne à l’est et la frontière algéro-marocaine à l’ouest, précise-t-on encore. Les acheteurs sont essentiellement des Espagnols, des Portugais, des Tunisiens et des Marocains. Depuis l’apparition du phénomène du terrorisme, l’administration des forêts s’est retrouvée dans l’impossibilité de mener convenablement sa mission de préservation des richesses naturelles. Ayant cessé de délivrer les autorisations d’exploitation, cette situation a permis à la mafia du liège d’agir librement dans un terrain libre et hors contrôle. Les exploitants récoltent et transportent le produit brut sans autorisation préalable vers les dépôts appartenant à des barons inconnus généralement sur la scène et qui disposent de véritables réseaux. Selon nos informations, les seuls qui se font prendre dans les barrages érigés par les services de sécurité sont les transporteurs. Dans ce chapitre, plus d’une centaine d’arrestations ont été opérées par les services de sécurité dans plusieurs villes, Jijel, Béjaïa, Souk Ahras, Collo, Ouled Attia et Annaba et ont été poursuivis pour transport clandestin et exportation illégale de chêne-liège, nous a-t-on indiqué.

OKI FAOUZI

 

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3 juin 2012 7 03 /06 /juin /2012 19:16

Une feuille de route blanche

LE SECTEUR DU TOURISME À ANNABA COMMENCE À RENAÎTRE DE SES CENDRES CES TROIS DERNIÈRES ANNÉES QUI ONT PERMIS À LA WILAYA DE RECEVOIR DES MILLIERS DE TOURISTES VENUS DE LA TUNISIE, LA LIBYE, LA FRANCE MAIS AUSSI DES QUATRE COINS DU PAYS. AU PIED DU MASSIF DE L’EDOUGH, ANNABA EST BAIGNÉE PAR LA MER MÉDITERRANÉE SUR 80 KM, OFFRANT AINSI UN AGRÉABLE TOURISME BALNÉAIRE CLIMATIQUE ET D’AFFAIRES. 

La juxtaposition de la mer et de la montagne éblouit les visiteurs en été. La corniche urbaine de la ville, connue depuis longtemps pour sa merveilleuse beauté qui s’étend depuis la Grenouillère jusqu’à la plage de Chapuis, a un peu perdu sa vocation touristique pour se transformer en une zone résidentielle de standing avec la première construction qui a débuté par une grande tour de Génie Sider située à El Kattara, suivie ensuite par une prochaine réalisation d’envergure constituée de deux tours à usage d’habitation sur la plage de Rizzi Amor. Pour faire face à une concurrence de plus en plus féroce du secteur privé, les gestionnaires des deux grands hôtels de la ville sous régime étatique à savoir Seybouse (4 étoiles, 288 chambres) et El Mountazah (89 chambres) ont redoublé d’activités et d’initiatives grâce aux conventions signées avec un grand nombre d’institutions,  d’entreprises  et certaines administrations portant notamment sur des facilités comme des remises de 20 % aux clients fidèles. L’hôtel Seybouse, incontournable pour les séminaires, les journées d’étude ou les forums bien que fonctionnant à 50 % seulement de ses capacités, compte en moyenne un bénéfice annuel de 80 millions de dinars. Pour El-Mountazah, situé sur le site touristique de Seraïdi, en pleine montagne, il table sur l’animation musique et jeux et, à la demande des clients, les repas sont servis sur les terrasses. Pour allier la mer à la montagne et attirer le plus de touristes possible, cet hôtel, qui possède une piscine, avait étudié il n’y a pas longtemps la possibilité d’obtenir une concession d’une partie de la plage de la baie de Oued Bakrat, située à quelques kilomètres de Seraïdi, afin d’organiser des navettes pour ses clients d’après, indique-t-on, l’esprit de la loi n°2/3 du 17 février 2003. Dans cette option, il faut souligner que la zone d’expansion touristique de cette région constitue donc le versant du mont formant la vallée de Oued Bakrat sur une superficie de 1 375 ha, et son attrait principal demeure sa grande et merveilleuse plage de Djenene El-Bey, encadrée par le décor forestier riche du massif de l’Egough. Cette vaste zone peut accueillir une moyenne de 15 structures touristiques d’une capacité avoisinant les 2 000 lits ainsi que des infrastructures de détente et de loisirs valorisant cet immense potentiel du secteur en question. Seraïdi, un lieu touristique perdu L’agglomération de Seraïdi, située à une attitude de 10 006 mètres du niveau de la mer, possède aussi une forêt riche en faune et en flore et est toujours attractive en été pour son climat rafraîchissant et en hiver pour son paysage de neige éblouissant. Cet ancien village, qui date de plusieurs années, étant perché sur les montagnes de l’Edough, distante de 12 kilomètres d’Annaba, demeure un lieu très captivant et très visité par plusieurs ministres. Seraïdi a été classée comme une commune à vocation touristique et surtout agricole ; elle abrite prés de 40 000 habitants et depuis l’indépendance, elle est restée presque totalement oubliée par beaucoup de responsables locaux qui étaient dépourvus de plans de développements pour cette région importante et manquaient d’imagination. Ses habitants sont confrontés quotidiennement à de nombreux problèmes dont le manque d’eau potable, les coupures incessantes de l’électricité, l’absence d’activités culturelles et sportives pour les jeunes... Plusieurs habitants de cette localité reprochent aux autorités locales une incapacité dans la gestion des affaires de la commune. «Cinquante ans après l’indépendance, rien n’a été concrétisé dans le tourisme pour cette lointaine région pourtant réputée comme zone touristique», déplore un habitant de Seraïdi. Et d’ajouter : «Ici, c’est la misère, le transport public se fait rare et le peu qui existe appartient à des privés qui activent comme bon leur semble. Heureusement que le téléphérique nous rend un grand service pour descendre à la ville d’Annaba.» Certes, la corniche, qui s’étale sur une superficie de 356 ha dans le prolongement nord du vieux tissu urbain, a attiré de nombreux investisseurs en raison de sa proximité de la ville et peut encore accueillir une vingtaine d’infrastructures touristiques d’une capacité de 2.200 lits. La baie Ouest de Chetaïbi, située sur une superficie de 328 ha, est connue pour être l’une des plus belles baies du monde et qui est célèbre par ses beaux couchers de soleil, ses plages au sable doré et la virginité de ses sites. Cette zone peut accueillir plus de 11 établissements touristiques d’une capacité de 1.000 lits. La wilaya d’Annaba dispose seulement de 42 établissements de différentes catégories avec un total de 3 400 lits ; elle est donc loin de répondre à la demande surtout en période estivale mais elle reste une station balnéaire de plus en plus recherchée par les touristes. L’antique Hippone s’étend sur une superficie de près de 1 500 km2. L’hôtel d’Orient, situé en plein centre-ville d’Annaba, était l’établissement le plus prisé par les touristes étrangers et le lieu où les nouveaux mariés, en provenance des wilayas environnantes, passaient leur lune de miel un grand nombre de jeunes mariés. Il a été construit en 1930 et garde son beau style architectural, mais il a récemment fermé ses portes pour, paraît-il, des travaux laissant ses employés dans une grande tourmente jamais vécue auparavant.

OKI FAOUZI

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30 mai 2012 3 30 /05 /mai /2012 00:58

Le partenariat avec ArcelorMittal a échoué

DE NOMBREUX OUVRIERS DU COMPLEXE SIDÉRURGIQUE EL-HADJAR RÉVÈLENT À LA NOUVELLE RÉPUBLIQUE QUE LE PARTENARIAT D’ARCELOR MITTAL ÉTAIT UNE MAUVAISE FUSION SINON UN ÉNORME DÉFICIT POUR L’ETAT ALGÉRIEN. AINSI 70% DU CAPITAL REVIENT AU PARTENAIRE EURO-INDIEN ALORS QUE LES 30% SEULEMENT SONT UNE PROPRIÉTÉ PUBLIQUE. 

Les grèves incessantes des travailleurs encadrés par le syndicat de l’entreprise n’avait pas abouti à de grands intérêts au profit d’un millier d’employés. Certains cadres nous indiquent que ces dernières années, la société a connu une chute libre de la production d’acier en Algérie. Il a été souligné qu’avant l’instauration du système de partenariat avec les étrangers, le pays était classé comme leader africain. Aujourd’hui, l’ Algérie est dépassée remarquablement par le Maroc qui produit près de 3 millions de tonnes. A ce sujet, il faut relever que le complexe avait à un moment donné enregistré (sauf une fois) une production estimée à 1,2 million de tonnes. Pour cause de multiples grèves socioprofessionnelles vécues par l’entreprise dernièrement, l’usine avait dégagé ces dernières années un rendement qui tourne entre 700 milles tonnes seulement, nous informe-t-on. Les travailleurs de leur côté qui étaient, il y a quelques années près de 18 000 ouvriers, sont passés actuellement à 5 600 personnes à cause de plusieurs départs en retraite anticipée et quiqui ne furent pas remplacés par une nouvelle main d’œuvre. Selon des observateurs, les engagements tracés en matière de production n’ont jamais atteint les seuils projetés dans le plan de la reprise du complexe. Durant les années 80, le complexe sidérurgique d’El-Hadjar, jadis fleuron de l’industrie algérienne en dépit de ses installations neuves et malgré les 22 500 travailleurs qui le faisaient tourner à la faveur de leur sueur juvénile n’avait jamais pu atteindre sa vitesse de production, seulement 750 000 tonnes d’aciers sortaient annuellement de ses ateliers. Cette situation aléatoire imposait chaque fois à l’Etat d’éponger un manque à gagner énorme en renflouant les caisses de Sider à l’époque à coup de milliards de dinars. Telle fut la raison pour laquelle Sider au courant de 1997 avait conçu un Plan de redressement interne (PRI) pour le sauvetage de la sidérurgie. Dix mille travailleurs furent sacrifiés sur l’autel de la compression d’effectifs où le holding Sidmet avaient mis en œuvre un plan de division de Sider en 24 filiales sous prétexte que le complexe était un géant ingérable,. révèle-t-on. Ce plan démesuré avait conduit donc Sider en quelques années vers la perte en lui occasionnant des dettes à hauteur de 60 milliards de dinars. En 1998 l’Etat avec le gouvernement de Ahmed ouyahia décida d’injecter une enveloppe de 250 milliards de DA dans le but de servir à la réfection de la plus grande filiale du groupe Sider notamment Alfasid , cet argent avait permis la survie des milliers de travailleurs pendant un certain temps. Malheureusement, le complexe encore convalescent n’arrivait pas à dépasser le seuil médiocre de production de 750 000 d’acier par an. Cette situation catastrophique s’était accentuée beaucoup plus en enfonçant Sider dans ses redevances auprès de Sonalgaz , Sonatrach , Ferphos et le Trésor public. Sur le plan commercial, la situation n’était pas aussi plus reluisante, plus de 80% des produits sidérurgiques destinés à la vente étaient délibérément déclassés ou rebutés pour seulement approvisionner le marché local qui était détenu par les barons du rond à béton. Finalement il ne restait que l’option d’un partenariat qui fut décidé par l’Etat au courant de l’année 2000 en lançant un appel d’offres international pour lequel deux partenaires avaient soumissionné, Duterco «Italie» et Ispat «groupe LNM». Une structure avait été donc chapeautée pour le gouvernement par M. Temmar, alors ministre de la Participation, avec la Banque d’Algérie, le Holding , Sidmet , et Sider afin d’effectuer un pilotage d’un plan de redressement. Le premier partenaire prévoyait une compression d’effectifs et une participation au capital de Sider à 20 millions de dollars et une prise en charge par l’Etat des salaires de la moitié du personnel de l’entreprise. Le second plan d’Ispat préconise la préservation des emplois existants, un investissement de 173 millions de dollars et la création de nouveaux postes d’emploi. L’accord de partenariat entre le gouvernement et le groupe LNM fut signé le 18 octobre 2001 et avec 10 000 travailleurs et des installations vétustes au terme de sa première année d’existence, Ispat-Annaba avait réussi à faire grimper la production de 750 000 à 1 200 000 tonnes d’acier. En 2006 le groupe avait commis une faute pour un choix stratégique en terme de production, l’usine avait alors abandonné la filière de l’acier électrique en diminuant les capacités de fabrication en acier électrique qui était, souligne-t-on plus coûteux. Cette tendance s’étant répercutée sur la production en 2009, avait occasionné des pertes pour l’entreprise. Il est impératif de savoir qu’en 1997 la production mondiale de l’acier avoisinait les 800 millions de tonnes. La Chine reste le premier producteur mondial d’acier avec plus de 475 millions de tonnes par an et la hausse des cours du minerai de fer en 2008 avait causé l’augmentation des prix d’acier sur le marché mondial et entraînant ainsi une baisse des profits des grands groupes sidérurgistes à l’instar d’ArcelorMittal qui s’était approvisionné en minerai des mines de fer d’El-Ouenza dans la wilaya de Tébessa depuis plusieurs années pour le fonctionnement du complexe. Malgré toutes les facilités accordées à ce groupe, la production n’avait point décollé alors que les capacités théoriques de l’usine sont de 2 millions de tonnes. l’Algérie continue d’importer annuellement près de 1,7 million de tonnes de produits sidérurgiques pour une facture avoisinant un milliard de dollars par an.

OKI FAOUZI

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30 mai 2012 3 30 /05 /mai /2012 00:49

DE NOMBREUX OUVRIERS DU COMPLEXE SIDÉRURGIQUE EL-HADJAR RÉVÈLENT À LA NOUVELLE RÉPUBLIQUE QUE LE PARTENARIAT D’ARCELOR MITTAL ÉTAIT UNE MAUVAISE FUSION SINON UN ÉNORME DÉFICIT POUR L’ETAT ALGÉRIEN. AINSI 70% DU CAPITAL REVIENT AU PARTENAIRE EURO-INDIEN ALORS QUE LES 30% SEULEMENT SONT UNE PROPRIÉTÉ PUBLIQUE. 

Les grèves incessantes des travailleurs encadrés par le syndicat de l’entreprise n’avait pas abouti à de grands intérêts au profit d’un millier d’employés. Certains cadres nous indiquent que ces dernières années, la société a connu une chute libre de la production d’acier en Algérie. Il a été souligné qu’avant l’instauration du système de partenariat avec les étrangers, le pays était classé comme leader africain. Aujourd’hui, l’ Algérie est dépassée remarquablement par le Maroc qui produit près de 3 millions de tonnes. A ce sujet, il faut relever que le complexe avait à un moment donné enregistré (sauf une fois) une production estimée à 1,2 million de tonnes. Pour cause de multiples grèves socioprofessionnelles vécues par l’entreprise dernièrement, l’usine avait dégagé ces dernières années un rendement qui tourne entre 700 milles tonnes seulement, nous informe-t-on. Les travailleurs de leur côté qui étaient, il y a quelques années près de 18 000 ouvriers, sont passés actuellement à 5 600 personnes à cause de plusieurs départs en retraite anticipée et quiqui ne furent pas remplacés par une nouvelle main d’œuvre. Selon des observateurs, les engagements tracés en matière de production n’ont jamais atteint les seuils projetés dans le plan de la reprise du complexe. Durant les années 80, le complexe sidérurgique d’El-Hadjar, jadis fleuron de l’industrie algérienne en dépit de ses installations neuves et malgré les 22 500 travailleurs qui le faisaient tourner à la faveur de leur sueur juvénile n’avait jamais pu atteindre sa vitesse de production, seulement 750 000 tonnes d’aciers sortaient annuellement de ses ateliers. Cette situation aléatoire imposait chaque fois à l’Etat d’éponger un manque à gagner énorme en renflouant les caisses de Sider à l’époque à coup de milliards de dinars. Telle fut la raison pour laquelle Sider au courant de 1997 avait conçu un Plan de redressement interne (PRI) pour le sauvetage de la sidérurgie. Dix mille travailleurs furent sacrifiés sur l’autel de la compression d’effectifs où le holding Sidmet avaient mis en œuvre un plan de division de Sider en 24 filiales sous prétexte que le complexe était un géant ingérable,. révèle-t-on. Ce plan démesuré avait conduit donc Sider en quelques années vers la perte en lui occasionnant des dettes à hauteur de 60 milliards de dinars. En 1998 l’Etat avec le gouvernement de Ahmed ouyahia décida d’injecter une enveloppe de 250 milliards de DA dans le but de servir à la réfection de la plus grande filiale du groupe Sider notamment Alfasid , cet argent avait permis la survie des milliers de travailleurs pendant un certain temps. Malheureusement, le complexe encore convalescent n’arrivait pas à dépasser le seuil médiocre de production de 750 000 d’acier par an. Cette situation catastrophique s’était accentuée beaucoup plus en enfonçant Sider dans ses redevances auprès de Sonalgaz , Sonatrach , Ferphos et le Trésor public. Sur le plan commercial, la situation n’était pas aussi plus reluisante, plus de 80% des produits sidérurgiques destinés à la vente étaient délibérément déclassés ou rebutés pour seulement approvisionner le marché local qui était détenu par les barons du rond à béton. Finalement il ne restait que l’option d’un partenariat qui fut décidé par l’Etat au courant de l’année 2000 en lançant un appel d’offres international pour lequel deux partenaires avaient soumissionné, Duterco «Italie» et Ispat «groupe LNM». Une structure avait été donc chapeautée pour le gouvernement par M. Temmar, alors ministre de la Participation, avec la Banque d’Algérie, le Holding , Sidmet , et Sider afin d’effectuer un pilotage d’un plan de redressement. Le premier partenaire prévoyait une compression d’effectifs et une participation au capital de Sider à 20 millions de dollars et une prise en charge par l’Etat des salaires de la moitié du personnel de l’entreprise. Le second plan d’Ispat préconise la préservation des emplois existants, un investissement de 173 millions de dollars et la création de nouveaux postes d’emploi. L’accord de partenariat entre le gouvernement et le groupe LNM fut signé le 18 octobre 2001 et avec 10 000 travailleurs et des installations vétustes au terme de sa première année d’existence, Ispat-Annaba avait réussi à faire grimper la production de 750 000 à 1 200 000 tonnes d’acier. En 2006 le groupe avait commis une faute pour un choix stratégique en terme de production, l’usine avait alors abandonné la filière de l’acier électrique en diminuant les capacités de fabrication en acier électrique qui était, souligne-t-on plus coûteux. Cette tendance s’étant répercutée sur la production en 2009, avait occasionné des pertes pour l’entreprise. Il est impératif de savoir qu’en 1997 la production mondiale de l’acier avoisinait les 800 millions de tonnes. La Chine reste le premier producteur mondial d’acier avec plus de 475 millions de tonnes par an et la hausse des cours du minerai de fer en 2008 avait causé l’augmentation des prix d’acier sur le marché mondial et entraînant ainsi une baisse des profits des grands groupes sidérurgistes à l’instar d’ArcelorMittal qui s’était approvisionné en minerai des mines de fer d’El-Ouenza dans la wilaya de Tébessa depuis plusieurs années pour le fonctionnement du complexe. Malgré toutes les facilités accordées à ce groupe, la production n’avait point décollé alors que les capacités théoriques de l’usine sont de 2 millions de tonnes. l’Algérie continue d’importer annuellement près de 1,7 million de tonnes de produits sidérurgiques pour une facture avoisinant un milliard de dollars par an.

OKI FAOUZI


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24 mai 2012 4 24 /05 /mai /2012 23:03

L’impuissance des pouvoirs publics face au marché informel

La prolifération du marché informel de tout genre a réellement pris des proportions inquiétantes à Annaba et dans les régions avoisinantes.

Depuis les émeutes de janvier 2011 la situation est devenue incontrôlable au chef-lieu de la wilaya, où des milliers de personnes s’adonnent au commerce informel. En effet, la ville a perdu désormais son charme avec les centaines de charrettes de fruits et légumes comme aussi la vente à même le sol de produits cosmétiques, vêtements, chaussures et produits agroalimentaires. Ces activités clandestines échappent entièrement au fisc sans supporter des charges et envahissent le centre-ville de Annaba et portent un réel préjudice aux commerçants légalement constitués en leur livrant une déloyale concurrence. Choquants au début, les magasins étalant la friperie sont entrés dans les mœurs des consommateurs algériens. A Annaba, c’est devenu désormais un gain très rapide et un marché incontrôlable dispersé à travers plusieurs zones de la ville, à savoir sur les avenues d’El Hattab, dans la cité de la Plaine-Ouest, sur le rond point de la rue de Gambetta. Des jeunes et moins jeunes ont pris d’assaut ces lieux pour écouler leurs grandes marchandises dans les rues bloquant ainsi toute circulation aux piétons et aux automobilistes qui trouvent de grandes difficultés à rouler au centre-ville. Certes le marché est inondé de fringues de toutes sortes (jeans, tee-shirt, shorts, robes et chaussures). Vendeurs et clients y trouvent en effet leur compte. Ce marché de la friperie connaît un réel essor et continue d’imposer, vu ses prix très bas, une rude concurrence à l’industrie nationale de textile et aux importateurs de prêt-à-porter. Etant ainsi libéralisé pour des milliers d’acheteurs issus majoritairement de milieux pauvres, il n’a pas fallu cependant beaucoup de temps pour constater une vraie ruée de personnes qui envahissent les rues de la wilaya de Annaba. Dans ce volet, il faut savoir que le marché informel qui déstabilise l’économie du pays dont la friperie constitue notamment un business lucratif surtout pour les pays occidentaux qui déversent leurs stocks sur le continent africain tout en rapatriant des milliards de dollars au profit de l’Europe, l’Asie et l’Amérique. L’origine de ces vêtements qui sont des dons de particuliers ou des invendus de plusieurs magasins étrangers destinés à la Croix-Rouge et aux associations d’aide aux nécessiteux. Ils sont distribués ou vendus selon les cas. Les fonds récoltés suite à la vente sont versés aux hôpitaux et institutions humanitaires. Effectivement, ce sont ces dons européens qui sont détournés vers les pays sous-développés. Sétif, Tébessa et Constantine abritent d’ailleurs l’un des plus grands marchés de gros spécialisé dans la friperie. Par centenaires et ballots, ils sont vendus au plus offrant après avoir été triés en trois choix selon la qualité et l’état des vêtements . A noter que le commerce informel est devenu une activité commerciale très rentable et pratiquée par des grands commerçants qui ont à leur tour constitué un réseau très important bien maîtrisé : des points de vente de gros et de détail dans chaque région du pays. Or, depuis quelques années, la ville de Annaba fait face à une situation sociale des plus aiguës due principalement à un double exode rural qui s’est percuté sur le visage de la région en lui offrant un tableau de précarité immense. Les enfants issus de la déperdition scolaire s’adonnent à la vente de petits pains devant les marchés de la ville, de boissons gazeuses et de produits alimentaires devant les magasins les plus mouvementés de la localité. Plusieurs autres jeunes vendeurs étalent des produits de détergents à des prix abordables pour les bourses moyennes alors que pas très loin, à quelques pas de marché, d’autres vendeurs au noir proposent plusieurs sortes de parfums contrefaits de grandes marques même à des prix allant jusqu’au 3 000 DA . Bref, le marché informel est devenu de nos jours l’unique gagne-pain pour des milliers de familles pauvres de la région.

Oki Faouzi

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22 mai 2012 2 22 /05 /mai /2012 15:47

Ces jeunes qui se saignent pour se marier

L’union légitime du couple bonois ne diffère pas trop de celle qui se fait dans d’autres villes du pays puisque les cérémonies de mariage sont identiques.

De toute évidence, que peut représenter l’alliance d’un homme et d’une femme au XXIe siècle ? Cela reste un sujet inquiétant pour des milliers de jeunes Algériens en âge de se marier. En tout état de cause, l’âge idéal pour fonder une famille serait fixé à moins de 30 ans concernant les femmes et de 35 ans pour les hommes, nous dit-on. Et si par malchance, la jeune fille change d’avis sans le vouloir, on la taxe de vieille fille. D’autre part, notre société n’admet en aucun cas qu’un couple vive sous le même toit sans être marié au préalable. Selon quelques témoignages, le mariage est considéré comme un refuge, le moyen le plus honorable et légitime de fuir l’autorité parentale. La plupart des femmes interrogées sur ce sujet ont reconnu qu’il est important de connaître son partenaire avant le mariage, une simple entente dans un couple suffit pour effectuer le grand pas, précisent-elles. Par contre, les hommes partagent un tout autre avis : «Il est fondamental de partager sa vie avec une personne que l’on aime ! » En ce qui concerne les choses exigées par la mariée, l’homme devrait donc affronter des valises comprenant entre autres sept gandouras avec jupons, sous-vêtements de différentes couleurs, ceux-ci sont en velours cousus essentiellement en fil d’or, des sorties de bain complètes avec des services, une robe de chambre en soie, un déshabillé, une chemise de nuit, une corbeille contenant en particulier savonnettes, parfums, eau de toilettes, gel douche et tout ce qui va avec et une autre à souliers avec des babouches, des pantoufles, chaussures et un sac assorti. Il faut signaler à ce sujet que la dot est fixée 40 000 DA rien que pour la confection de la literie sans oublier également un bijou en or qui doit être apporté en premier lieu à l’épouse coûtant pas moins de 100 000 DA et, enfin, l’achat des moutons pour la fête nuptiale qui se tient seulement le jeudi à l’intention des hommes et les vendredis pour les femmes, indique-t-on. En termes chiffrés, les statistiques élaborées par l’APC de la ville d’Hippone concernant le mariage, on dénombre durant la période allant du 1er janvier jusqu’au 30 juin 2010 plus de 1909 mariages. Or, pour seulement le mois dernier, il y a eu 257 alliances. Il faut savoir en outre que pendant l’exercice 2010, il a été relevé une croissance, soit 2257 mariages. Dans ce cadre, il est à noter que des unions légitimes collectives avaient été organisées pour plus d’une cinquantaine de couples démunis en 2009. Les mois de juillet et août sont les mois de l’année les plus réservés à la célébration des mariages, ceux qui sont riches font des fêtes très coûteuses. Certainement, beaucoup de jeunes gens des deux sexes qui souhaitent s’unir selon notre religion sont empêchés de le faire à cause de leur situation sociale précaire et aucune des familles d’aujourd’hui n’acceptent l’option de célébrer dans l’anonymat les noces de l’un de leurs membres, c’est presque mal vu par plusieurs gens. L’argent est dans sa grande partie dépensée dans l’attiya pour laquelle la famille du futur mari met le grand paquet en achetant le trousseau de la mariée et un gros bijoux dont le prix dépasse les 15 millions de centimes ou plus parfois . Seule la valise que doit apporter le mari contenant les chaussures, les parfums, la lingerie fine, les sept gandouras coûteuses dont celles en velours en fetla et en mejboud laissent le futur époux dans l’embarras. Soit 15 millions de centimes pour les frais d’une salle de fêtes luxueuse en face de la mer qui notamment peut rassembler plus de 200 invités de marque afin de pouvoir aussi dire que c’est une vraie fête de mariage aux gens. Une réelle folie qui de nos jours tombe sur l’esprit de nombreuses familles algériennes et particulièrement bonoises. Bref, c’est démodé, l’assiette et la serviette en papier. Maintenant, c’est l’assiette en verre incrustée ou en porcelaine personnalisée ou encore une corbeille en osier ; la serviette : un carré de lin finement brodé en richelieu ou aux initiales des deux tourtereaux. Quant aux gâteaux qui vont les orner, leur nombre ne cesse de croître. Le mariage religieux ou civil n’est pas un sacrement, mais un contrat ; il peut être célébré dans la sphère privée par toute personne pieuse choisie par les familles, à condition qu’elle respecte quatre critères : présence de deux témoins, du tuteur de la mariée, accord sur la dot, énonciation de la formule par laquelle le père du marié demande la main de la jeune fille à son père.

Oki Faouzi

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20 mai 2012 7 20 /05 /mai /2012 22:07

enquête La NR 4331 – Dimanche 20 mai 2012

Le transport public au banc
des accusés

 

La tension règne toujours
dans le secteur du transport
public et une incroyable
anarchie frappe l’organisation
dans le chef-lieu de la wilaya
de Annaba.

Aujourd’hui, devant chaque station
de bus dans la majorité des
quartiers de Annaba, on trouve
des clandestins à bord de leurs
véhicules neufs en train d’attendre
des clients.

Des bus complètement déglingués.

 

Or, de nombreux usagers des stations
de bus de Kouche Nouredine
et de Souidani Boudjemaâ qui
étaient vraiment furieux et mécontents
réclament un peu d’ordre et
de respect dans ce secteur laissé
à l’abandon et géré par des gens
sans la moindre qualification. «Il
n’existe aucun confort dans les
bus que nous sommes obligés de
prendre. Regardez vous-même,
c’est des boîtes à sardine sales
ambulantes. Ce n’est pas ici qu’ils
doivent se trouver. C’est plutôt
dans un cimetière de vieilles carrosseries
qu’il faudrait les mettre»,
nous a lancé un père de famille
l’air désespéré. En effet, la mauvaise
gestion des gares et son espace
étroit insuffisant pour des
nombreuses lignes intramuros
comme extramuros ont conduit
au développement d’un vrai
désordre dans toutes les gares de
la ville. En outre, des centaines de
marchands informels occupent les
trottoirs d’à-côté, entravant ainsi
la circulation des bus de la ville.
Toutes les destinations se déversent
malheureusement au lieu-dit
El-Hattab, l’endroit le plus mouvementé
de la wilaya depuis
quelques années. L’un des lieux
aussi les plus encombrés se situe
à la station Kouche, ouverte aux
transporteurs privés depuis les
années 1990. Et on se trouve
confrontés à un incessant mouvement
d’engins et de gens toute la
journée donnant l’aspect d’un
grand souk. La station de Sidi Brahim
de son côté abrite 405 bus,
dont 191 assurent des lignes nationales
et 182 autres semi-bus ruraux.
Plusieurs véhicules sont vétustes
et en mauvais état, avec les
vitres cassées et les sièges détériorés.
Hélas, la gare routière SNTV
de Annaba qui est tellement dégradée
demeure encore l’endroit
favori et le plus recherché des
pickpockets. Et malgré la vigilance
des policiers, les voleurs se
confondent voire s’infiltrent parmi
la foule une fois le forfait commis.
Les policiers arrivent souvent trop
tard et il y a des malfaiteurs qui sévissent
quotidiennement dans
cette infrastructure d’accueil de
voyageurs. La gestion de cette
gare est confiée par adjudication
entre l’APC et l’opérateur privé
qui est responsable mais, d’après
les constatations faites, aucune
amélioration n’a été apportée pour
faciliter le transport aux usagers.
Aucune salle d’attente ou une
chaise mise n’est mise à la disposition
des personnes âgées et des
malades. Triste est réellement la
situation dans cette gare routière.
L’inexistence de caméras de surveillance
encourage la prolifération
de malfrats notoires. Et le gestionnaire
n’a fait aucun effort pour
moderniser cet important espace
appartenant à l’Etat, ce qui ne
l’empêche pas d’amasser un gain
considérable tiré du transport public.
Devant cette situation inacceptable,
l’APC de Annaba doit réviser
les conventions à signer
entre les partenaires. Aussi, est-il
urgent que les autorités locales
procèdent à des contrôles assidus
dans ce secteur sensible.
De vrais faux taxieurs en service
à Annaba
Généralement, lorsqu’on parle de
fraudeurs dans le transport urbain,
l’on pense surtout aux
vieilles voitures conduites par des
retraités ou de simples fonctionnaires
qui notamment essayent
par n’importe quel moyen de trouver
un revenu supplémentaire
clandestinement. En effet, aujourd’hui
devant chaque station de
bus dans la majorité des quartiers
du chef-lieu de la wilaya d’Annaba,
on trouve des clandestins à bord
de leurs véhicules neufs stationnés
en train d’attendre des clients.
Parfois, il y a ceux qui sont audacieux,
ils abordent sans gène les
passagers qui attendent des taxis
pour se déplacer. L’autre catégorie
de vrais fraudeurs sont de faux
taxieurs qu’on ne peut soupçonner
à première vue car ces pseudo
taxis sont déguisés en vrais taxis
avec leurs voitures peintes en
jaune portant un numéro de licence
d’exploitation apparent sur
le portail. A ce sujet, certains
chauffeurs de taxis interrogés
nous ont affirmé qu’ils sont soit
des doubleurs non déclarés, soit
des audacieux clandestins qui font
usage de fraude en changeant souvent
leurs véhicules pour qu’ils
ne se fassent pas attraper. Cette
catégorie de clandestins cible la
plupart du temps les hôpitaux et
les cliniques de la ville pour pouvoir
transporter le maximum de
clientèle. De nombreux citoyens
se plaignent des tarifs exigés par
ces fraudeurs en fin de course. A
cet effet, au vu du manque de
contrôle dans la profession et du
défaut de sanctions à l’égard des
fraudeurs, il est urgent que les autorités
locales prennent des mesures
plus dissuasives pour mettre
un terme à ce laisser-aller.
Oki Faouzi
,

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20 mai 2012 7 20 /05 /mai /2012 21:55

« LE POETE QUI VIENT »

LE vent terriblement souffle

Dans un désert infiniment désert, il

Est suivi d’un merveilleux éclair

Étonnant par sa splendide lumière

Le poète venant de loin

Le versificateur qui vient

Avec d’extraordinaires poèmes

Qui sont vivement extrêmes

Beaux comme un joli bouquet de fleurs

Cependant l’avion s’enfuit dans les airs

En poursuivant donc son trajet au dessus de l’immense terre

Dans un espace gigantesque et infini

Finalement il ne fait que suivre l’éblouissant éclat du bonheur

Il saute de ville en ville, d’un point vers un autre ;

En continuant toujours son particulier voyage

Ce devoir qui l’appelle, cette noble mission

Qui lui ai confiée : celle d’un grand homme d’esprit

Il s’envole vers de fascinants horizons

Couronnés par de fabuleux paysages

Ce décor divin, très attirant et fort surprenant

En effet ce fascinateur auteur se pose une question :

« Quel sera mon titre prochain ? »

Alors sa fiction lui répond :

« Que dis-tu du poète qui vient ? »

A cet instant, il prend quelques courtes minutes

Afin de réfléchir puis il lui réplique : « c’est frappant !

Mais j’aurai aimé qu’il soit le chroniqueur venant de loin »

Or, ce genre d’artiste

Trouve à chaque fois l’histoire prochaine

Est-elle comme les autres ? Non c’est la plus excellente

Celle-là est une mise en scène

Bonne et un peu trop parfaite

Des fois il se questionne !

A présent qu’est ce que je vais écrire ?

Ou bien que pourrai-je enfin décrire ?

Et si je parle de tout ce que mon pauvre cœur

Dissimule ; ses douleurs puis ensuite ses souffrances énormes

Qui ont pu suivre la vie d’un correct travailleur

Certainement ce gentilhomme est un vrai moraliste

Heureusement avec le temps, la foi en dieu et encore

 

 

La patience le voilà peu à peu entrain de les surmonter toutes

En fait son métier passionnant gagne de jour en jour

Tant d’admirateurs, aussi de bons lecteurs.

Rares sont les gens qui connaissent vraiment sa valeur

Un bel idéal est ce littérateur.

Ce rêveur qui vient de très loin

Lui qui dit souvent : « mon plus haut honneur

C’est d’avoir un cœur saint »

Son seul regard c’est l’art

Ses pensées sont ses vers rares

Elles sont fortement riches ses idées

Puisqu’elles ne finissent jamais,

Elles sont vastes indéfinies.

Car il est poète d’âme et d’esprit

L’originalité de ses réflexions

Le pousse à dire tout le temps dans ses grandes inventions :

« Je ne me présente pas comme vous or,

Vous n’êtes point pareil à moi, mes chers liseurs ! »

Ce jongleur venant d’une autre terre

C’est qui ?
C’est bien lui

Le conteur voyageur qui s’enfuit

Dans la vétusté éblouissante des traditions

Puis en s’envolant vers les plus enivrantes

Découvertes de la merveilleuse nature du globe

D’où cette beauté inimitable et suprême

Invite l’inspiration à être un miracle caché

Dans l’art. Certes il peint son tableau avec une plume

Le résultat apparaît sous forme d’un ravissant

Dessin de sa vie bouleversante,

Jusqu'à la fouille de sa tombe.

Ce troubadour qui jouit d’une haute volonté

Part à la recherche seulement du salut, de la paix.

Son ambition extrême à dire vrai

Est un peu exagérée, mais la raison

Et la croyance sont bien vivantes au plus profond

De son âme. Or, incessamment il dit puis redit :

« Dieu est toujours mon appui ! »

Mais qui peut prévoir les nouveaux jours ? Hormis lui,

Il fabrique continuellement les jours de même que les nuits.

Réellement il fait resplendissement beau aujourd’hui.

Remarque je ne connais point

Comment va se constituer demain

Le chantre qui vient

Est un auguste voyant venant de si loin.

Un agréable matin, ce compositeur suivra sans détours

La grande voie de la félicité ;

Celle qui représente parfaitement le vrai

Le solide éternel parcourt

Menant vers une fabuleuse vie fondée sur la paix,

L’amour, la liberté et la divine splendeur.

Je ne vois aucun individu qui offre ;

Ce que le puissant dieu nous réserve d’exceptionnels

Comme la foi réelle, la joie immortelle

La lumière rayonnante et incomparable

Seule la gracieuse, la véridique religion

A le pouvoir d’entraîner ses fidèles serviteurs

Vers les vastes lieux du délice,

Ainsi le grand maître désire.

Or c’est son immuable promesse

Pour tous les êtres humains.

Enfin cet univers sublime et étrangement luisant

Est un monde paradisiaque secret

Une bien heureuse destinée.

Alors cette étoile, ce jeune magicien

Souhaite du fond de son vertueux cœur

Une survenance vers le rayonnement divin

Celui de l’intarissable innovateur.

Telle est la vision finale

Du penseur, ce chanteur d’art qui vient !

Cette impressionnante star.

Savez-vous que ce génie transforme les jours tristes et difficiles

En des jours gais, meilleurs.

Avec des mots justes, sobres en plus sincères

Puis encore avec de beaux songes pleins d’amour.

Le rêveur a l’âme d’une jolie fleur de nature ;

C’est un bonhomme passionnant très utile.

Il extériorise sa florissante vocation, sa poésie.

Certes, son bel art rayonnera l’avenir, la surnaturelle vie

Écoutons donc ce poète au cœur noble !

Son adoration est de plus en plus croissante pour dieu

D’où tous ses espoirs deviennent puissamment lumineux.

Tantôt il est le soleil de l’été qui brille,

En plein jour.

Et tantôt il est la lune avec ses milliers d’étoiles

Qui éclairent, ensuite couronnent l’agréable nuit.

Grâce à sa bienfaisance ainsi qu’à son âme chaste

Ce formidable artiste

Accédera tôt ou tard à l’au-delà des rêves, des fascinants

Horizons, tout à fait au bout de son dur chemin long.

Cependant sa lourde conquête se convertit en une œuvre.

Une sorte d’image authentique de cet honnête feuilletoniste

Lui qui peut faire revivre les anciennes traditions.

A l’aide de son épatante aérolite, ses fastueux écrits.

En outre aux fruits de ses recherches et de ses créations

Or, l’invention est divine c’est un don.

Qui vient du tout puissant reconnaissant.

La science la plus suave en plus profondément saine

Même tout droit à la grande lumière

De la loi suprême.

Celui qui plongera dans cette vénération,

Peut ressentir la paix de l’âme

Aussi bien la joie du cœur

En effet l’unique juge a la balance

Qui nous donne la force, la faiblesse,

La pauvreté et la richesse.

C’est l’impeccable héritier du monde, de la vie.

 

 

 

                                                                                                          Le 28-02-95

 

 

 

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18 mai 2012 5 18 /05 /mai /2012 13:52

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18 mai 2012 5 18 /05 /mai /2012 13:42

Capacités d’accueil importantes pour une activité en baisse

La wilaya de Annaba, située à l’est du littoral algérien, s’étend sur une superficie de 1 412 km2, son port commercial s’étendant sur un linéaire de quai de 3 785 m offrant ainsi 20 postes à quai et un terminal à containers d’une capacité de stockage de 1 717 unités. Celui-ci dispose d’une gare maritime pour voyageurs d’une capacité de 4 000 m2 et d’un silo à grains d’une capacité de 16 000 tonnes.

Un port de pêche au lieudit la Grenouillère disposant de 2 postes à quai et un second à Chetaïbi d’un linéaire de 140 m. La ville regroupe donc une population dépassant les 600 000 habitants avec des potentialités naturelles importantes, un littoral de 84 km allant de Cap Toulkou à l’ouest jusqu’à l’embouchure de l’oued de Bouchir à l’est avec une zone maritime d’une superficie de 8 089 km2 . La région côtière caractérisée par un relief sous-marin accidenté du côté ouest du cap de garde abritant une diversité d’espèces maritimes outre le poisson bleu qui représente plus de 75% des captures, poissons et crustacés de haute valeur marchande. Les richesses maritimes, minérales, agricoles et le mouvement commercial croissant imposèrent d’importants travaux d’aménagement du port de Annaba qui commencèrent à la fin du XIXe siècle et qui ont consisté en la réalisation d’un plan d’eau de 80 ha délimités par les quais nord et ouest de la petite darse sur 590 mètres linéaires et les jetées nord et sud. Au début des années 60, d’autres travaux d’aménagement visant à adapter les infrastructures aux nouvelles technologies des transports avaient été entrepris dont le dernier en date. Or, le port en question possède trois accès : l’avant-port, la grande darse et la petite darse avec un plan d’eau de 94 ha soit, indique-t-on, le bassin avant port 45 ha d’une profondeur de 12,5 m, la grande darse de 40 ha ayant une profondeur de 10 m et la petite darse 9 ha. Les hangars occupent une superficie de 7 000 m2 et les terres pleines 82 000 m2. Malgré l’importance de ce port commercial, l’activité connaît une réelle baisse d’exercice par rapport au port de Skikda qui se trouve à quelques kilomètres seulement pour devenir un facteur économique stratégique du pays, souligne-t-on.

Oki Faouzi

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