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15 juin 2012 5 15 /06 /juin /2012 22:50

Des agriculteurs frustrés, des terres vierges et d'autres louées (II)

L’AGRICULTURE ALGÉRIENNE PRÉSENTE, CERTES, DE TRÈS FORTES POTENTIALITÉS QUI SONT JUSQU’À L’HEURE ACTUELLE INEXPLOITÉES ET MAL MISES EN VALEUR. CELLE-CI CONSTITUE UN SECTEUR D’ACTIVITÉ EXTRÊMEMENT IMPORTANT TANT AU NIVEAU NATIONAL QU’AU NIVEAU DES POPULATIONS DONT UN GRAND NOMBRE TIRE SES RESSOURCES, SINON SA SUBSISTANCE MALGRÉ LES NOMBREUSES CONTRAINTES EXISTANTES.

Des avantages conséquents pour l'investissement agricole La relance du secteur de l’agriculture initiée par l’état avait nécessité des efforts considérables, car il s’agissait avant tout face aux enjeux de la mondialisation d’assurer l’autosuffisance alimentaire. Une priorité majeure d’une part et d’autre part fixer les populations rurales en leur apportant aide et soutien autour d’un vaste programme de développement de l’agriculture. Dans la wilaya de Annaba le secteur de l’agriculture de part sa stratégie ouvre de large perspectives de développement à savoir la création de milliers d’emplois, apports conséquent en devises et autant d’autres atouts peuvent contribuer à relever le taux de croissance du secteur. C’est grâce particulièrement à l’investissement que ces objectifs pourront être atteints. Relever le défi c’est aussi prétendre à une place de choix dans le concert de l’économie mondiale.  De nombreux projets d’investissement sont offerts aux jeunes promoteurs avec autant de facilité et avantages matériels et financiers pour leur permettre de faire une carrière dans ce secteur très promoteur. Des dispositifs de soutien à la création d’emploi ont été mis en faveur des jeunes chômeurs par le couloir de l’Ansej et la Cnac et c’est depuis cinq années que l’agriculture dans notre pays fut transférée à la liste des secteurs d’activité financés par les banques nationale. Le ministère de l’Agriculture a insisté sur l’importance de construire une véritable économie hors hydrocarbure capable d’assurer la sécurité alimentaire en soutenant les divers dispositifs de soutien à la production et à la création d’emplois nouveaux, sachant ainsi que le plan quinquennal 2010/2014 prévoit la réalisation de 700 000 logements ruraux à travers le pays et l’extension des surfaces irriguées pouvant atteindre les 16 000 000 hectares en Algérie. Alger a récemment décidé d’augmenter son quota d’importation de blé tendre pour acheter 600 000 tonnes de blé afin de contrer les nouvelles spéculations touchant la farine. Soulignons que le prix de la tonne de blé avoisine les 300 euros sur le marché mondial. A ce titre il faut relever que de nombreux exploitants agricoles éprouvent de réelles difficultés pour trouver la main- d’œuvre spécialisée dans le domaine. L’agriculture, un secteur très prometteur, fut pareillement frappé par des affaires de détournement de terres agricoles pour lesquelles la Gendarmerie nationale a enregistré depuis 2005 à 2011 un nombre de 4 000 dossiers relatifs aux exploitations agricoles où de nombreuses terres agricoles avaient été détournées de leur vocation comme ce fut le cas de la fameuse coopérative la CARSCI de la wilaya de Annaba pour laquelle ses biens avaient été loués et vendus dans des conditions douteuses. Cette dernière possède un patrimoine très important constitué de plusieurs milliers d’hectares de terres agricoles, des unités de production et transformation de tomate industrielle et un parc immobilier considérable avec plusieurs hangars immenses. Les agriculteurs dénoncent certaines pratiques des conservateurs La production nationale de la tomate industrielle connaît aujourd’hui une certaine chute constatée récemment dans quelques conserveries de l’est du pays. Or c’est, nous informe-t-on, suite à l’importation de ce produit de Turquie, de Chine et d’Italie que les agriculteurs algériens accusent fermement les conserveries d’avoir provoqué volontairement des pertes financières pour leurs récoltes, nous expliquent plusieurs agriculteurs rencontrés à Ben Azzouz et à El Taref. Les agriculteurs révoltés,qui ont perdu dans leurs récoltes durant la campagne agricole ont dénoncé les agissements des conservateurs qui avaient fait un gain facile sur le dos des pauvres fellahs de la région tout en portant atteinte volontairement à la production nationale de la tomate. Des milliers de tonnes de double concentré de tomate ne trouvent pas preneurs. «Allez vérifier vous-même, nous ont dit dans les marchés en ville. Vous trouverez des boîtes de tomate portant des marques inconnues auparavant et sans indication de prix ni de date de fabrication ni d’adresse de producteurs. Beaucoup de jeunes chômeurs qui sont versés dans l’activité illégale vendent devant le portail du marché El Hattab à Annaba des boîtes de tomates portant la marque Mahbouba, Fide Saca et Cab possédant une date d’expiration à peine quelques jours. «Certainement, nous avouent des gens du domaine, les plus grandes conserveries algériennes craignent réellement de perdre leur position de leader national dans le double concentré de tomate; ils importent le produit et transgressent toutes les lois commerciales !», nous dit-on. A signaler que les importations de certains barons de la tomate possédant de grandes usines à Skikda, Ben M’hidi et à Taref veulent toujours être très discrets lors de leurs grosses opérations d’importations provenant particulièrement de Turquie, de Chine, de Syrie et d’Espagne. Certains laboratoires avaient analysé des produits de double concentré de tomate importés de la Chine saisis au port de Annaba ayant révélé qu’après de minutieuses analyses des experts que le produit était un mélange de colorant avec d’autres substances, indique-t-on. En ce début de juin 2012 plus de 200 fellahs sinistrés ont protesté dans la wilaya d’El Taref devant le siège de la CRMA (Caisse régionale de la mutualité agricole), revendiquant leurs indemnisations suite aux inondations de l’hiver dernier.  Les fellahs déçus, notamment les céréaliers et ceux versés dans la culture maraîchère issus de trois daïras, à savoir Drean, Ben M’hidi et Besbes, réclament des indemnisations financières et matérielles de ce qu’ils ont perdu. «Nous ne croyons pas aux promesses de la Direction des services agricoles (DSA). L’Etat a réservé plus de 70 milliards pour les indemnisations qui tardent à être distribuées», criaient-ils. (Suite et fin)

OKI FAOUZI

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