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1 mars 2017 3 01 /03 /mars /2017 17:11

La pénurie persiste malgré le budget énorme d’importation

Or, depuis au moins semaine le sachet du lait de 25 DA est devenu rare chez les commerçants de la ville et cela lorsque la société de l’Edough implantée à Annaba a décidé de diminuer sa production laitière pour lancer la vente de sachet de lait de vache pour le prix de 35 DA.

«Il faut se lever très tôt à six heures pour acheter un sachet de lait parce que à neuf heures il n’en reste plus ! », nous affirme-t-on. Ainsi L’Etat prévoit une importation de 25 800 vaches laitières afin de pouvoir assurer l’arrêt des importations de lait qui coûtent au pays les 700 millions de dollars par an. En Algérie la production laitière qui est estimée à près de 2 milliards de litres par an est principalement le fait de l’élevage bovin laitier qui notamment oscille entre les 1,2 et 1,4 million de têtes. La période de 1983 à 1997 était une période durant laquelle on avait enregistré une chute de 24% des effectifs du bovin passés à 1 255 000 têtes et avec le Plan national de développement agricole et rural PNDRA lancé par le gouvernement en 2000 celui-ci avait plus au moins pu surmonter les grosses contraintes liées à la production laitière et au développement de l’élevage bovin. Les pouvoirs publics ont accordé plusieurs facilités financières pour secourir le secteur qui était déjà en souffrance en octroyant des primes d’incitation à la production fixées à 7 DA le litre et une prime à la collecte du lait cru de 4 DA par litre. Certainement des résultats encourageants furent enregistrés dans nombreuses unités de transformation mais sur le terrain la facture des importations par l’Etat reste tout de même élevée, nous indiquent certains professionnels du secteur. Les consommateurs de la région d’Annaba et d’El Taref ont trouvé très choquant le prix du lait en poudre qui a grimpé de 10 à 30 DA la boite à savoir Candia, Gloria, Loya et autres marques chez des plusieurs détaillants qui renvoient la balle vers les grossites. L’Etat algérien avait mobilisé depuis ces dernières années de gros moyens financiers dans le but de réduire la facture des importations en lait et dérivé qui avait atteint, informe-t-on 1,28 milliard de dollars en 2008 alors qu’en 2009 elle avait été de l’ordre de 862 millions de dollars, un recul du à la baisse des prix international de la matière première. En 2009 l’Algérie avait importé 121 000 tonnes de poudre de lait alors qu’en 2010 la facture des importations des produits laitiers avait été de 52 millions de dollars. L’Office national interprofessionnel du lait chargé de faire la répartition des quotas de poudre de lait importée de l’Allemagne ou de l’Italie par les pouvoirs publics au profit d’une centaine de laiteries du pays distribuée selon des professionnels de la filière une grosse part à ceux de l’Algérois alors que cette filière compte 13 000 éleveurs, 129 laiteries et 650 collecteurs. L’Etat indique-t-on accorde des subventions directes pour encourager la production laitière de 21DA/ litre distribués entre l’éleveur 12 DA, le collecteur 5 DA et le transformateur 5 DA. Or, les dérivés du lait notamment les crèmes glacées, les yaourts et autres dérivés comme les fromages qui sont préparés à base de lait déjà soutenu par l’Etat ne peuvent en avoir un autre soutien. Ces dérivés qui ont été lancés par des grandes laiteries comme Soummam, Danone, Yoplait, Hodna et autres. Le marché algérien qui est vraisemblablement dominé par la marque Soummam détenant plus De 45 % de parts du marché contre 23% pour Danone, indique-t-on. A cet égard, il faut savoir que les services du ministère de l’Agriculture ont fait état d’une production globale de 2,6 milliards de litres de lait cru attendue à la fin de 2010, soit une croissance de près de 15% par rapport à 2009. Tout laisse à penser que la poudre de lait distribuée en quantité insuffisante aux producteurs et transformateurs avait déjà causé une réelle insuffisance selon plusieurs commerçants dans la distribution du lait en sachet et une pénurie à travers plusieurs régions de l’est du pays alors que l’Etat avait accordé à cette filière très importante une subvention de l’ordre de 12 milliards de DA. La filière laitière : un créneau rapporteur et un potentiel important de transformation Le marché de transformation dans lequel Candia Algérie qui est issue du partenariat de la société française et l’ancienne entreprise de soda Tchin détient la plus grosse part du marché du lait UHT 79% produisant ainsi 200 000 litres par jour. Les collecteurs aussi font beaucoup d’efforts pour faire durer l’activité comme le cas d’un collecteur de lait de vache qui sillonne avec sa camionnette citerne la région de Mila, Sidi Merouane et Ain Beida afin de rassembler chez une quinzaine d’éleveurs près de 500 litres de vache qu’il livre à l’unité Grouz. A ce titre il faut noter qu’une bonne vache peut donner 20 litres par jour, sa ration d’aliment avoisine les 4 quintaux par mois, a-t-on souligné. Concernant les produits laitiers le groupe Giplait qui dispose d’une capacité de production de 30 millions de litres de lait pasteurisé et de 600 000 litres de lait fermenté domine le marché, son complexe fromager de Draa Ben Khedda est l’important producteur de produits laitiers dans la wilaya de Tizi Ouzou, il produit le célèbre camembert le Tassili qu’on trouve partout dans le pays. Le marché du fromage est dominé par quelques marques aussi notamment la vache qui rit, le Berbère, le Tassili et la Jeune vache ainsi que qu’une minorité de fabricants de Constantine alors que le marché du yaourt en Algérie appartient à Danone, Soummam, Yoplait et Trèfle, révèle-t-on. Or, dans la localité de Mechroha à l’est du pays possédant une laiterie qui produit 40 000 litres/jour où l’élevage des vaches laitières demeure globalement traditionnel dans cette wilaya en dépit de l’évaluation du cheptel soit 32 % de la production avaient été réalisés part 9 000 vaches modernes soit 17 % du cheptel composé de 50 100 vaches laitières. Quelque 34 millions de litres collectés avaient été transférés vers les unités de Guelma, Annaba, Skikda, El Tarf et Constantine, a-t-on indiqué auprès des services agricoles. Le cheptel bovin de la wilaya compte au total 78 600 tètes dont 12 100 vaches hybrides et 29 000 de races locales. La ville de Souk Ahras compte 5000 éleveurs dont 2 100 intégrés au programme de collecte du lait. L’Office national interprofessionnel du lait verse des aides publiques depuis 2010 aux éleveurs, aux collecteurs et aux transformateurs. En outre le manque d’unités de transformation, la filière reste confrontée à la faiblesse de la diversification des aliments de bétail, le manque de suivi vétérinaire et la mauvaise organisation de l’activité de collecte. Dans la région de l’ouest du pays et plus précisément dans la wilaya de Sidi Bel-Abbès dont les besoins de la population qui sont estimés à plus de 46 millions de litres et dont plus de 23 millions de la production destinés pour les habitants ruraux, soit un taux de couverture de 72 % et un déficit de 13 millions de litres par an. Les besoins des habitants de la région pour une population totale de plus de 580 000 citoyens estimés à exactement une quantité de 80 litres par habitant et par an récoltés par 3 000 exploitations comprenant 21 400 vaches laitières. Il faut savoir que les programmes de développement soutenus par l’Etat avaient réellement permis à la croissance de l’élevage dans la wilaya depuis les dernières années. L’on indique que c’est plus de 680 éleveurs laitiers produisant avec un nombre de 5 320 vaches laitières modernes, une vache peut donner entre 18 et 20 litres par jour a besoin de 4 quintaux d’aliments par mois. Soulignons que le déficit dénombré est généralement comblé par l’apport de quelques unités de transformation en lait recombiné qui suffisait autrefois à plusieurs localités limitrophes de la wilaya en question et le manque constaté de poudre de lait sur le marché, révèle-t-on.

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