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28 mars 2017 2 28 /03 /mars /2017 22:45

Les entreprises exportatrices algériennes tournent péniblement

Après l’indépendance, l’Etat avait dégagé de gros moyens financiers nécessaires pour asseoir un pôle industriel important comme pour celui de la ville de Annaba capable de transformer les matières premières de la région Est.

Tout en créant une dynamique de développement et surtout d’intégration économique intersectorielle, les pouvoirs publics tendent à mettre sur pied un pôle industriel. Or, ce pôle industriel créé grâce aux gros crédits des banques du pays étant formé principalement des complexes d’Arcelor Mittal d’El Hadjar, Asmidal et Ferrovial (anciens ateliers de transformation métallique) autour desquels gravitent 260 unités PME /PMI activant dans le domaine de la sous-traitance et dans l’agro-industriel. Le dispositif industriel de PME/PMI occupe une assiette foncière s’étalant sur 393 ha située au niveau des zones industrielles et d’activités aménagées réparties sur un total de 580 lots crées il y a quelques années seulement, précise-t-on. Les zones industrielles existant au niveau de la wilaya d’Annaba sont au nombre de quatre : zone Pont Bouchet d’une superficie de 116 ha totalisant 51 opérateurs, celle de Meboudja 63 ha compte 46 opérateurs, la zone du MIN d’une superficie de 51 ha abrite 57 opérateurs et enfin la zone de Berrahal de 122 hectares saturée à 86% et regroupant un nombre de 62 opérateurs. Il existe aussi cinq zones d’activités qui sont : zone de Sidi Salem (12 ha) qui compte 60 opérateurs, zone d’El Hadjar (2 ha) totalisant 25 opérateurs et saturée à 100%, la zone de Ain Berda (13 ha) abritant pour sa part 137 opérateurs. Celle de oued El Aneb (9 ha) comptant 24 opérateurs et la dernière zone d’El Eulma (5 ha) qui comprend un seul opérateur en activité, nous révèle-t-on auprès de la direction des Mines et de l’industrie. Cependant, des études ont été engagées en vue de réaliser l’extension des zones industrielles et des zones d’activités actuelles. En ce qui concerne les zones créées de fait, celles-ci possédant une superficie d’environ 1600 ha comprenant le complexe sidérurgique d’El Hadjar (800 ha), la zone Allellik avec plusieurs unités industrielles telles que Ferrovial, Laiterie Edough, SNVI, Agritec une concession, Tarsi, Semoulerie Main d’or, Ancarrel, Urban, Alfa 550 ha. Pour la complexe Asmidal, brasserie de Annaba et Transmet bois (110 ha), l’ancienne zone Seybouse qui regroupe l’Edima, Oncv et les Ets Saïdani (maintenance) (86 ha). Ajouté à cela la zone de l’Onab (40 ha). Au vu du développement qu’avait connu la wilaya pendant ces dernières années en matière d’activités industrielles de même que la forte demande d’investissement incessant avait emmené un foncier industriel existant déjà à devenir insuffisant. Cela note-on a conduit les autorités locales à prévoir la création de nouvelles zones d’activité réparties au niveau du chef-lieu de commune d’El Bouni (zone de Boukhmira d’une superficie de 9 ha), zone de Boussedra (19 ha), pour la commune de Sidi Amar (zone d’El Gantra 4 ha) et la zone de Derradji (11 ha). Celle de Annaba possédera la zone de Seybouse (10 ha), ajoute-t-on auprès de la même institution. Le taux d’une surface bâtie non utilisée est de 8% et celle de la surface non construite mais attribuée est de l’ordre de 32 ha, soit 8,3% sur le territoire de la wilaya en question. A ce sujet, l’on révèle aussi que pour 579 lots existants, 557 ont été attribués et 371 actes remis aux opérateurs. Deux importantes opérations avaient été exécutées dans la zone de Pont Bouchet pour un coût de 4 milliards de centimes comportant ainsi la réhabilitation de voirie, l’assainissement des eaux, l’éclairage public et la réalisation de clôture. Pour la zone de Berrahal, celle-ci avait nécessité une enveloppe de 1 milliard 850 millions de cts pour une reprise partielle de l’éclairage. Exportations hors hydrocarbures La ville de Annaba est arrivé à être performante grâce à quelques entreprises exportatrices implantées sur son sol totalisant un chiffre de 84.329.201 dollars dans les exportations de produits hors hydrocarbures. La Chambre de commerce et d’industrie Seybouse (CCI) avait délivré des certificats d’origine pour l’exportations de différents produits à savoir le phosphate, la fonte en gueuse, les bobines laminées, les diluants cendre de laiton, les couvercles en fer blanc, le liège et des déchets de papier. informe-t-on. Or, la société étatique Ferphos occupe d’ores et déjà la première place parmi les entreprises algériennes exportatrices dans la région Est du pays, qui exporte son produit vers la France, l’Italie, l’Espagne, la Grèce, la Pologne et la Belgique. Elle avait exporté pour un montant évalué à 47.722.546 dollars. Quant à l’usine d’Arcelor Mittal qui est notamment classée en deuxième position avec un chiffre d’affaire de 13.651.062 dollars pour ses exportations d’acier vers la Tunisie et l’Espagne. L’Algérie a ainsi enregistré un excédent de la balance commerciale de 13,3 milliards de dollars auparavant. Le volume globale des exportations hydrocarbures notamment représente 97,15% contre 2,8 % seulement des exportations hors hydrocarbures en Algérie. Bon nombre d’observateurs ont estimé que les perspectives de croissance économique et d’investissement se sont bien installées à Annaba. «C’est le résultat d’une politique économique locale raisonnable et suivi». «Berceau de l’industrie nationale notamment dans la sidérurgie, métallurgie, pétrochimie et la transformation agroalimentaire, la wilaya de Annaba a tout pour devenir une des premières régions de croissance du pays», a souligné un économiste de région. 2,5 milliards d’euros pour le développement de l’investissement à Annaba Le chef-lieu de la wilaya dispose d’un pôle industriel qui est constitué majoritairement du complexe sidérurgique d’El Hadjar ainsi que celui d’Asmidal autour desquels gravitent près de 260 unités PME/PMI qui, notamment, activent dans les domaines de la sous-traitance et l’agro-industrielle. Les activités industrielles annexes concernent surtout la transformation métallique, bois, papier et des matériaux de construction. La wilaya comprend aussi 14 carrières en exploitation pour l’extraction des agrégats, le granit, l’argile et le feldspath. Sa longue façade maritime s’étend sur 80 Km de cotes représentant un potentiel halieutique et touristique très important et très poissonneux avec une production estimée à 8.000 tonnes par an. Ce dernier permet notamment de développer une industrie halieutique de plus en plus importante grâce aux unités de stockage et aux installations frigorifiques existantes. Sa superficie agricole utile (SAU) est de près de 38.000 hectares représentant plus de 60 % des terres agricoles et bénéficiant d’une pluviométrie de 1.100 mm/an. Le potentiel agro pédagogique de la wilaya est de 58 548 ha qui est localisé essentiellement au niveau des plaines alluviales de la Seybouse et du lac Fetzara notamment au niveau des zones des piémonts de Ain Berda, Cheurfa, Eulma et au sud de Berrahal là où on trouve la plupart des terres cultivées (58%). Des immenses espaces agricoles qui restent exposés aux aléas des intempéries et des stagnations prolongée des eaux des pluies. Or, l’Etat a réservé un montant de 229 millions de dinars soit 2,5 milliards d’euros pour le secteur de l’investissement à Annaba dans le cadre du plan quinquennal 2010/2014 qui est lié à des structures comme la CALPI, l’Ansej, CNAC, ANDI et Aniref. Pour le secteur du tourisme qui dispose d’une infrastructure hôtelière de 42 établissements de différents catégories avec un total de 3.400 lits seulement qui est loin de répondre à la demande en période estivale. La zone d’expansion touristique de la baie ouest Chetaibi d’une superficie de 328 ha connue pour être l’une des plus belles baies du monde, cette zone peut accueillir une moyenne de 11 équipements touristiques d’une capacité de 1.000 lits. Celle de Oued Bagrat de Seraïdi qui est située principalement sur le versant du mont formant cette vallée de 1.375 ha, son attrait demeure sa merveilleuse plage de Djenane El Bey. Celle-ci peut accueillir 15 équipements touristiques d’une capacité de 2.000 lits, alors que la dernière zone d’expansion, notamment la corniche de Annaba, ayant une superficie de 356 ha dans le prolongement nord vieux tissu urbain attire des milliers d’estivants chaque année, cette zone peut accueillir 20 à 30 équipements touristiques d’une capacité de 2.200 lits avec des infrastructures de détente et de loisir, souligne-t-on.

 

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